logo photo

Communiqués


Droit de réponse à Midi-Libre

 

Le 29/05/2007

Dans l'article d'aujourd'hui concernant les législatives sur la 1ère circonscription, Monsieur Roumégas a le toupet de dire que les opposants à l'usine de méthanisation ne sont que "des riverains qui se disent écolos". C'est oublier l'humiliation électorale (selon les propres termes de Midi Libre) après les élections cantonales qu'a subie Monsieur Pancrace face à moi. C'est oublier le Pacte écologique de Nicolas Hulot qui dénonce toutes les méga infrastructures. C'est mépriser, et ils sont nombreux, tous ceux qui ne se reconnaissent plus, depuis longtemps, dans l'écologie politique passéiste, et sous contrôle, qu'il représente.

Il revendique une filière écologique des déchets alors qu'il n'a organisé qu'un système centralisateur de traitement, préjudiciable par son inefficacité, son coût, ses risques potentiels importants et le tourisme des déchets qu'il va occasionner.

Paie t-on le prix de l'incompétence ou du mépris en politique ? Peut-être les deux.

François Vasquez, Candidat Ecologie Citoyenne 1ère Circonscription de L'Hérault

 

 

Droit de réponse à la Gazette de Montpellier

 

Le 21/05/2007

Madame, Monsieur, 

Dans votre numéro 987, en page 14, dans un article intitulé "Elégance", vous mettez en cause ma morale politique : "En politique, seules les femmes ont-elle une morale ?", et mon élégance : " l'élue du modem se plie avec élégance à la discipline collective, les deux candidats de Cap21, eux, décident de se maintenir : François Vasquez ... chapeau".

Si vous aviez pris la peine de me contacter, vous n'auriez pas, comme lors des élections cantonales, écrit n'importe quoi sur mon compte : 

Les accords de l'UDF et de Cap21 ne me concernent pas. Je n'ai la carte d'aucun parti. Si Cap21 m'a soutenu lors des élections cantonales, cela ne fait pas de moi un "sujet" de Madame Lepage.

Décidément, l'indépendance a du mal à faire son chemin dans votre journal ... En voulant me donner des leçons d'éthique, vous avez manqué d'élégance envers moi et, ce qui est plus grave, de compétence journalistique ... Dommage.

 

Non au doublement de l'A9

 

Le 03/05/2007

Candidat sur la 1ère circonscription de l'Hérault, je tiens a exprimer ma totale opposition au projet de doublement de l'A9 annoncé par le ministre des transports. Encore une fois, on ne tient compte d'aucune des conséquences néfastes de cette infrastructure routière : problème sur la santé en terme de pollution, de bruit, son impact sur l'espace naturel, paysages balafrés, risques d'inondations...

A t-on évalué le coût réel de ces différents dommages ? Cette décision ne comporte aucune vision en terme de développement durable. On traite une fois de plus dans l'urgence une question essentielle pour l'avenir, avec un déficit flagrant de démocratie.

 

Montpellier, le 30/04/2007

Après avoir cautionné, pendant plusieurs années, l'urbanisation galopante et incontrôlée de Montpellier et de son Agglomération (dont 700 ha de ZAD récentes), Monsieur Jean-Louis Roumégas se satisfait de 57 ha, momentanément épargnés au béton, à St Jean de Védas.

Il est vrai qu'il est plus facile de s'attaquer au maire d'une petite  commune... ?! Monsieur Roumégas roule des mécaniques "écologiques" avant les législatives, mais gageons que pour les Montpelliérains c'est déjà trop tard.

 

Hors sol

 

En France, le renouvellement et le cumul des mandats créent des longévités et des concentrations de pouvoirs préjudiciables à la démocratie.

Par exemple, pour ce qui concerne une longévité excessive au pouvoir d’un maire, loin de l’enraciner comme on le prétend trop souvent à « ses terres », elle finit par le couper des réalités. L'élu se sent en charge, détenteur d'un pouvoir personnifié, comme si son destin se confondait avec celui de sa ville.

Il finit par prendre ses désirs pour des impératifs, ses ambitions pour des besoins collectifs. Toute contestation est pour lui subversive, inacceptable ; il se rigidifie parfois dans des postures d'un autre siècle. Et, dans cette union avec "sa terre" (comme dans les liens sacrés du mariage), il arrive même que certains veuillent changer le nom de celle-ci.*

Le renouvellement une fois est amplement suffisant.

Pour ce qui est du cumul : notre nation a suffisamment d'intelligence dans ses rangs pour ne pas avoir à accabler d'une pression trop forte, une partie de ses   élu(e)s. Pourquoi accumuler les mandats quand la charge d’un député actif et présent est déjà, pour beaucoup, une gageure.

Le temps des grands cumulards est révolu. Le mandat unique et un seul renouvellement permettront une véritable respiration démocratique. Il faudra bien finir par dire aux « professionnels de la politique » qu'ils sont hors sujet, aux soi-disant propriétaires de nos contrées qu'ils poussent hors sol.

F.V.

(*) le président de la région Languedoc Roussillon avait voulu la rebaptiser "Septimanie".

 

Le frémissement écologique

 

Le frémissement écologique actuel, tant sur le plan politique, médiatique, qu'idéologique, est intéressant mais sûrement pas suffisant. Tous les ingrédients semblent réunis mais le soufflé peut retomber, la mayonnaise ne pas prendre. La défense de notre patrimoine commun, de notre environnement, peut rester dans sa vieille ornière et succomber à ses vieux travers qui consistent à n'être représentée que par des mesures symboliques de décorum, ou pire, d'alibis politiques.

Il est temps de passer d'une évolution de la prise de conscience environnementale à une révolution comportementale. Il est impératif de sortir des « il faut bien que », leitmotiv prononcé depuis le citoyen lambda jusqu'au ministre. Il faut bien : nous déplacer, consommer, nous chauffer, jeter nos ordures quelque part ... Oui, mille fois oui. Mais cela ne constitue pas une justification et encore moins un début de réponse aux problèmes cruciaux de notre société. C'est le début de phrase préféré de ceux qui, par idéologie ou intérêt financier, veulent que rien ne change.

Avec ces «il faut bien», on continue à entraîner l'engrenage infernal d'une gestion catastrophique de nos ressources naturelles, à polluer sans vergogne l'eau, l'air et les sols, à pousser le prélèvement jusqu'à la pénurie, la destruction jusqu'à l'extinction.

Pour que l'héritage légué aux générations futures ne soit pas qu'une dette in recouvrable, un cadeau définitivement empoisonné, il nous faut actionner dès maintenant de puissants leviers. Plus rien d'anecdotique n'étant permis en matière d'écologie, que l'on nous pardonne (au moins transitoirement) de ne plus supporter d'entendre parler pour nos villes, d'aménagements verdoyants, confettis urbains dérisoires, arbres cachant la disparition de la forêt.

Révolution est le mot, et il peut faire peur. Mais elle pourrait être presque aussi douce qu'une révolution musicale. Pour peu qu'elle soit entreprise à temps, elle sera porteuse d'amélioration pour chacun d'entre nous, il n'y aura pas de laissé pour compte de la révolution environnementale. Revoir les modes de production, de consommation, de déplacement ... longue liste que nous allons tous devoir pointer, car ce n'est que collectivement que ce pari sur l'avenir sera relevé.

F.V.

 

Communiqué de presse CAP21

 

Cap 21 s'associe à la colère des Gardiens de la Gardiole contre les verts de l'Hérault, lors de la venue de Dominique Voynet à Montpellier, ce jeudi 1er Mars.

[ Communiqué de presse des Gardiens de la Gardiole (pdf) ])

Comme sur la  méga-usine de méthanisation en ville (scandale environnemental soutenu par les verts), comme sur le doublement de l'A9 (leur solution naïve et dangereuse d'élargissement sur place), comme sur l'urbanisation incontrolée de notre ville qu'ils cautionnent, la décharge en site "à protéger" de Fabrègues est une absurdité provoquée par la proximité de l'usine de Garosud et son faible rendement (les 2/3 des déchets entrants, allant en décharge).

Les 0.5% d'intentions de vote de Mme Voynet prouvent la faillite de l'écologie politique menée par ce parti, trop inféodé pour être respecté.

Les verts locaux ont trahi leur électorat, les associations sont dans la rue, les élections approchent...

FV

posté le 5 mars 2007

 

 

Débat sur l'A9

Candidat aux législatives sur la 1ère circonscription de l'Hérault, j'étais particulièrement intéressé par le thème du débat sur l'A9 que proposait Midi Libre . Quelle déception !

Un débat entre deux hommes, deux maires visiblement sortis du même moule proposant une opposition de pure forme, une défense d'intérêts politiques particuliers :

  • aucune vision à long terme
  • aucune politique de développement durable dans leurs propos, seulement la gestion en urgence (comme pour les déchets) de questions essentielles pour l'avenir et conduisant aux même absurdités et au même déficit de démocratie locale.
  • aucun mot sur le développement du rail, du transport maritime ou fluvial.
  • aucun mot sur l'absurdité de l'emplacement de la méga usine de méthanisation qui concentrera la rotation de plus de 300 "poids lourds" à ordures par jour au point le plus noir, au niveau du trafic local.
  • aucun mot sur cette politique d'urbanisme "par zone" : distraction, travail, commerces, ordures, qui multiplie les déplacements de chacun et pénalise tout le monde.
  • Rien non plus sur la vérité des coûts que représente l'augmentation de l'infrastructure routière en terme de santé, d'environnement. Ce que l'on prend à la nature a un prix. Le principe "pollueur-payeur" devrait amener à faire payer les régions favorisant le « routier » par rapport à celles qui développent d'autres alternatives.

On "mite" l'espace péri urbain supprimant tout "couloir écologique". La bétonisation de St Jean Védas, qui va doubler sa population avec une forte proportion de logements sociaux (comme à Garosud) en zone de fortes nuisances en est un exemple.

Le doublement de l'A9 ne représente qu'une solution naïve, et à court terme... Il ne semble pas utile de revenir sur l'urgence écologique et le réchauffement climatique affirmés par des milliers de scientifiques internationaux.

Parler de développement économique pour justifier ce doublement est absurde. Le bénéfice ne sera qu'à court terme, et l'addition en fin de compte sera salée.

Rapidement, voici quelques solutions d'urgence en attendant un changement radical de politique :

  • Elargir et allonger les bretelles de sortie d'autoroute,
  • Gratuité de la sortie St jean de Védas qui fait sortir à l'ouest de Montpellier tous les villages (ST jean, Fabrègues...) pour éviter les 1.1 € de péage.

FV

 

Le sens des limites

Nombre d'intérêts convergent pour augmenter la pression exercée par nos modes de vie et de consommation sur notre environnement.

Ainsi, dans notre région, la course aux méga-infrastructures (énorme usine de méthanisation en ville qui multipliera, en augmentant les distances, les transports polluants des déchets dans l'agglomération), la volonté affichée de doubler l'A9, la réalisation d'une méga décharge à Fabrègues dans un site à protéger, sont à combattre.

Il faut, par solidarité, par souci de justice et de développement durable diminuer les distances de transport, en espaçant les centres de traitements et d'enfouissement (de petites dimensions); sans oublier d' y associer une politique forte de réduction des déchets à la source, ainsi qu’un recyclage, pensé dès la conception, des biens de consommation.

Notre planète est petite. Il nous faut économiser ses matières premières (80 % des produits sont jetés dans les 6 mois qui suivent leur fabrication).

Produire toujours plus, consommer, jeter, goudronner pour rouler, sans jamais évaluer la vérité des coûts de cette pollution et de cette débauche d'énergie infligée à la nature, nous promet un avenir sombre.

Il est temps de réagir. Comme à chaque virage de l'histoire, ce seront les esprits courageux et ouverts, trop rares en politique, qui nous donneront le sens des limites.

 

FV

posté le 03 fév 2007

 

Mauvaises graines

Suite au procès “Kokopelli”

La cour d'appel de Nîmes a condamné l'association Kokopelli pour vente de semences non inscrites.

Cette association conserve des semences de fleurs, de céréales et légumes anciens, préservant ainsi un patrimoine génétique accessible à tous. Le tribunal s'est appuyé sur un texte des années 40 pour condamner lourdement l'association.

MAUVAISES GRAINES

La question n'est pas de fustiger tel ou tel juge, qui ne sont que les exécutants, certes plus ou moins zélés, de textes de lois obsolètes ou inadaptées.

Celle posée par ce procès est beaucoup plus fondamentale. On peut actuellement, en quelque sorte, être inculpé pour “tentative de pérennisation de la biodiversité”. Nous devons non seulement soutenir Kokopelli et condamner clairement sa condamnation, mais bien au delà, nous retourner vers le législateur pour toiletter nos lois de leurs archaïsmes. Ces dernières, en effet, ne tarderont pas à être utilisées par les puissants lobbies pro OGM pour faire disparaître toute possibilité de conserver et de développer notre riche et ancestral patrimoine végétal.

Les mauvaises graines ne sont pas issues de sélections naturelles ou humaines séculaires, elles sont semées dans l'esprit de l'homme moderne par la volonté de profit à court terme.

FV

 

L'asphalte a horreur du vide

Certains, et c'est un comble, semblent s'inquiéter du fait que l'A9 ne soit pas doublée. Ils craignent un engorgement du trafic.

Décidement rien ne change.

En 1990 déjà on l'avait élargie de 4 à 6 voies. A peine 16 ans plus tard il faudrait lui en rajouter 6 de plus, et ensuite ...

Quand comprendra t-on que l'asphalte a horreur du vide, que chaque nouveau goudronnage est un appel à une intensification du trafic, des poids lourds notamment ? Alors, on peut continuer longtemps à se battre la coulpe sur le réchauffement climatique. Il n'y a qu'à observer le regard ému et hypocrite de nos politiques de droite et de gauche, lancé en direction de l'électorat potentiel de Nicolas Hulot pour réaliser que les solutions ferroviaires, fluviales ou maritimes ne sont toujours pas dans leurs têtes.

François VASQUEZ